Règlement intérieur de l’ENAP : le SNEPAP-FSU participe au GT du 4.08.26.
Le SNEPAP-FSU participait, le 4.08.26, avec l’ENAP, à un groupe de travail relatif au contenu du Règlement Intérieur de l’école.
Nous avons déploré sa dimension infantilisante à l’égard des apprenants et l’excès disciplinaire développé tout au long du récit.
Pour nous, il aurait été préférable que l’ENAP privilégie des tournures responsabilisantes et positives en lieu et place du champ lexical punitif retenu.
Le RI discuté manque cruellement de nuances.
Il n’opère par ailleurs pas suffisamment de distinctions entre les temps de travail et les temps de repos. Le statut spécial n’autorise pas tout.
Si des problèmes peuvent survenir et nécessiter des sanctions, réduire finalement le RI à un ersatz de code répressif, listant les exceptions, est dommageable, sans compter que l’ENAP s’improvise, parfois, tribunal voire législateur, créant des manquements susceptibles, selon elle, de sanction, là où aucune véritable faute ne semble pas commise (ex : avoir une bougie dans la chambre).
Le SNEPAP-FSU rejette le postulat selon lequel l’ENAP est légitime à traiter nos collègues en formations initiales, avec défiance et suspicion (ex : signalement au procureur des refus de réaliser des tests inopinés alcoolémie ou stupéfiant). Certaines règles du campus font bien trop souvent écho au traitement des usagers en détention.
Pour le SNEPAP-FSU, les apprenants sont nos collègues : des personnes adultes et intègres, bien distinctes des usagers du service pénitentiaire.
Il serait bénéfique que l’ENAP – établissement public – gagne en précisions et en respect des professionnels qu’elle loge (et ne garde pas !). Copier les règles des établissements pénitentiaires n’est sans doute pas la solution la plus adaptée.
Le RI sera porté à l’appréciation du CSA de l’ENAP.




